La graphothérapie est une discipline de rééducation de l’écriture manuscrite. Elle s’adresse aux enfants, adolescents et adultes qui rencontrent des difficultés à écrire de manière lisible, fluide, rapide et sans douleur.
Contrairement à la graphologie (qui interprète la personnalité à partir de l’écriture), la graphothérapie a une visée pédagogique et rééducative. Elle vise à améliorer le geste graphique, la posture, la tenue du stylo, la coordination et l’organisation spatiale, afin de rendre l’écriture plus confortable et efficace.
Le terme graphothérapie vient :
Littéralement, la graphothérapie signifie donc : « le soin par l’écriture »
Le but de la graphothérapie n’est pas d’écrire « plus beau » mais surtout d’écrire mieux, sans douleur, ni fatigue et avec plus d’aisance.
La réflexion moderne autour de la rééducation de l’écriture s’appuie notamment sur les travaux du neuropsychiatre et psychopédagogue espagnol Julian de Ajuriaguerra.
Dans les années 1960–1970, il a étudié les troubles de l’écriture chez l’enfant et a notamment décrit :
Ses recherches ont permis de comprendre que l’écriture est un acte complexe, mobilisant :
Grâce à ces travaux, la rééducation de l’écriture s’est structurée comme une approche spécifique et méthodique.
1. Le bilan graphomoteur
La première séance consiste en un bilan complet qui permet d’identifier l’origine des difficultés : tonus inadapté, mauvaise automatisation, problème spatial, anxiété, etc.
2. Les séances de rééducation
Les séances sont personnalisées et progressives.
L’objectif est d’installer un geste plus souple, économique et fluide.
La graphothérapie vise à :
Au-delà de la technique, elle participe souvent à une amélioration globale de l’estime de soi, car l’écriture est fortement liée à l’image que l’on a de soi.
Un graphothérapeute intervient de manière globale sur l’ensemble des composantes du geste d’écriture.
1. La posture et l’installation corporelle
Une posture adaptée permet de libérer le geste et d’éviter les douleurs.
2. La tenue du stylo de l’outil scripteur
Une bonne tenue favorise la fluidité et réduit la fatigue.
3. Le tonus et la détente musculaire
Le travail tonique est essentiel pour installer un geste souple et peu couteux en énergie.
4. La graphomotricité fine
Des exercices spécifiques permettent d’affiner le contrôle du geste.
5. Les prérequis à l’écriture
Le repérage spatial, latéralité, schéma corporel, la coordination globale.
6. Les formes de base
Avant même les lettres, le graphothérapeute retravaille les boucles, les ponts, les étrécies, les ronds, les lignes verticales et horizontales et les obliques.
Ces formes constituent les fondations de toutes les lettres cursives.
7. La formation des lettres
L’objectif est l’automatisation (ne plus réfléchir à comment on écrit la lettre).
8. La liaison et la fluidité
On cherche un équilibre entre rapidité et clarté.
9. L’organisation spatiale
Une bonne organisation visuelle améliore immédiatement la lisibilité.
10. La vitesse d’écriture
Le but est d’écrire plus vite sans dégrader la qualité, et adapter sa vitesse d’écriture au contexte (prise de notes, copie, rédaction…).
11. L’endurance et la résistance à la fatigue
Cela permet de suivre le rythme scolaire ou professionnel.
12. L’attention et la concentration
Même si la graphothérapie ne traite pas un trouble attentionnel, elle travaille la capacité à maintenir l’effort et la régularité.
13. L’aspect émotionnel et psychologique lié à l’écriture
Cela permet de travailler la confiance en soi.
14. Rééducation et réadaptation
Compensation et stratégies d’adaptation.
15. Le plaisir d’écrire
Réconciliation avec son écriture et valorisation des progrès.
La graphothérapie ne remplace pas :
Elle ne peut pas :
Elle s’inscrit, si nécessaire, dans une approche pluridisciplinaire.
Si vous souhaitez de plus amples renseignements, ou si vous souhaitez débuter un accompagnement en graphothérapie avec moi, n’hésitez pas à me contacter.